Guillaume Chauchat + Wensan Da & Rui Dai / Fesse – Culligrammes et filles de fer + Faux Poèmes Chinois / Editions 2024 / Lancements

Mercredi 18 novembre à 18h30, soirée avec Guillaume Chauchat + Wensan Da & Rui Dai pour Fesse – Culligrammes et filles de fer et Faux Poèmes Chinois publiée aux éditions 2024.

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«Fesse – Culligrammes et filles de fer» est un livre de calligrammes. De cul. Rappelons-en d’office aux élèves distraits la définition (en remerciant wikipedia) : «un calligramme est un poème ou un mot dont la disposition graphique sur la page forme un dessin, généralement en rapport avec le sujet du texte.»
Qu’en est il donc de Fesse ? Il est donc ici bien question de fesses, de vagin et de popotins. Mais — rassurons la bourgeoisie effarouchée — sous la forme la plus chic et raffinée qui soit : Guillaume Chauchat dépasse aisément la réprésentation gênante de turgescences obscènes d’un trait de plume virtuose et facétieux. En contrepoint des calligrammes, le livre propose également des photos de sculptures de Chauchat, qui façonne de curieuses Vénus callipyges en fil de fer.
Ludo-pornographique, Fesse est une invitation au jeu : l’émoi se cache. Mais où ? Ah oui, là : je le vois se dresser ! La récompense est à la hauteur de l’enjeu.
Comme le dit si bien Lao Tseu : Quand le sage montre la Lune, le sot regarde le doigt.

“Publier un livre de poésie, c’est comme jeter un pétale de rose au fond du Grand Canyon et attendre l’écho”, professe le sage… Qu’attendre alors de ces Faux Poèmes Chinois, potaches et lourds comme un 38 tonnes ? Si les haïkus étaient chinois, ces poèmes-là seraient probablement les plus mauvais haikus jamais produits. Le vulgaire y cotoie allègrement l’absurde et le stupide, faisant naître parfois — par mégarde sans doute — d’authentiques éclats poétiques.
Publié une première fois en 1995 par Tom de Pékin et Guillaume Dégé, trublions de l’ombre, ce livre n’a rien perdu de sa force : de tels ouvrages n’ont pas d’âge et éclairent nos ténèbres de leur impertinente lumière (car on dit encore beaucoup d’âneries sur la Chine). Nous exhumons donc avec fierté aujourd’hui cette encyclopédie antipodiste, opuscule dans la lignée des bricolages dada, de Topor, et des Pataphysiciens. Une belle mécanique bien huilée, un paquet de soupapes ronflant sous un capot enflammé, et ce qu’il faut de fureur : Faux poèmes chinois est le Fast and Furious de la poésie.
Et comme le disent si bien Maîtres Da Wensan et Dai Rui : «Dès que j’entends le mot culture, je sors mon bambou».

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