Topor, dessinateur de presse / Strips paniques / Lancement

Samedi 4 octobre à 18h30, à l’occasion de la parution de Topor, dessinateur de presse aux Cahiers Dessinés et de Strips paniques chez Wombat, rencontre avec Alexandre Devaux, auteur du premier et Frédéric Brument, éditeur du second.

On profitera de l’occasion pour fêter la sortie au Cahiers dessinés de J’ai vu passer le bobsleigh de nuit de Gébé et du Catalogue des animaux disparus dans les marais d’amnésie de Poussin.

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Topor, dessinateur de presse

Tout a commencé en juillet 1958, lorsque paraît en couverture de la revue Bizarre un dessin énigmatique. Son auteur, alors parfaitement inconnu, ne passe pas inaperçu. Rapidement, il parvient à publier ses œuvres étranges, d’abord dans Arts, Hara-Kiri et différentes revues marginales, puis dans la « grande presse ». Sa notoriété ne fait que grandir. Il devient un auteur protéiforme et boulimique, un personnage public, s’adonnant à la littérature, au théâtre, au cinéma, à la chanson, exposant dans les galeries d’art, participant à des émissions télévisées.

Dans la presse, Topor se donne sans compter, car à ses yeux un journal a autant de valeur qu’un musée, un film ou un livre d’art. Plus le journal se veut libre, plus Topor en abuse ; plus il est ordinaire, plus Topor est extraordinaire. Pour autant, ses dessins ne seront jamais « populaires ». Ils provoquent souvent le malaise et l’incompréhension — ce qui les rend d’autant plus admirables.

Topor, dessinateur de presse est le premier livre consacré exclusivement à ses interventions, quarante ans durant, dans les revues, quotidiens et magazines plus ou moins confidentiels du monde entier. On y retrouve toute sa virtuosité, son humour panique, sa violence métaphysique, son génie singulier.

Strips paniques

Roland Topor, auteur de BD ? Interrogé à ce sujet, Topor répondait souvent que dessiner le même personnage de case en case l’ennuyait… Pourtant, c’est en fin connaisseur qu’il adapte Le Fils de l’ivrogne de Cami, hommage au strip La Semaine camique qui fit les beaux jours de L’Illustration de son enfance.

De fait, dessinateur exceptionnel d’un côté, auteur à l’imagination débordante de l’autre, Topor devait, à la croisée des chemins, s’essayer à la narration graphique. Au gré de ses collaborations à Hara-Kiri, Charlie mensuel, Le Petit Psikopat illustré ou Strips, il créera ainsi nombre d’« histoires en images » au style très personnel mais d’une grande variété, avec un souci constant d’invention.

Premier ouvrage consacré à cet aspect méconnu de son œuvre, Strips Panique réunit huit bandes dessinées, pour la plupart rares et introuvables, réalisées entre 1962 et 1996. Du virulent pamphlet anti-De Gaulle de 1968 La Vérité sur Max Lampin au chef-d’œuvre oublié Erik, conte muet cruel, Topor, en artiste hanté et ludique, ne cesse de chercher et de provoquer – par le rire et le sang – l’étonnement.

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