Alain Bizos / Regard fulgurant & Martin Bogren / Tractor boys / Aman Iman Publishing

Mardi 28 mai à partir de 18h30, Alain Bizos et Martin Bogren dédicaceront leurs livres publiés aux éditions Aman Iman

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Tractor Boys de Martin Bogren : on s’ennuie ferme quand on est adolescent dans le sud de la Suède. Alors les jeunes se retrouvent dans la périphérie des villages pour une fureur de vivre revisitée. Pas de grosses américaines mais plutôt des vieilles Volvo transformées que l’on peut conduire dès l’âge de quinze ans. Les voitures forment un cercle dans la cour d’une usine désaffectée et les garçons font à tour de rôle des « burn out », ils brûlent leur pneus dans une étrange danse nuptiale. Ils friment, mesurent leur force et les moteurs embaument l’air de vapeur d’essence. Les jeux se prolongent parfois et tous ensemble, garçons et filles, dorment dans les voitures… Martin Bogren a rencontré puis suivi ces jeunes suédois aux visages angéliques. Il a partagé leur désœuvrement et leur intimité. Un gros grain noir et blanc, un appareil demi format et un vrai style pour ce photographe trop méconnu.

Regard fulgurant d’Alain Bizos : un temps assistant d’Arman, dans les années 1970, Alain Bizos s’installe à New York et baigne vite dans le pop art et l’art conceptuel. Il y développe divers procédés expérimentaux de photographie et privilégie déjà une esthétique pop et colorée, notamment par l’utilisation systématique de l’open flash. En plus du côté provocateur et parfois franchement cocasse des séries comme Monsieur Madame réalisées avec le collectif de graphistes « Bazooka », on retrouve aussi dans les travaux d’Alain Bizos une réflexion profonde sur le genre, l’identité ou l’époque. C’est le cas de Bye-bye Mao ! qui montre la lacération progressive d’une affiche consacrée au rassemblement en hommage au dictateur récemment disparu. Membre fondateur de Libération en 1973, instigateur avec le groupe « Bazooka » de la revue Un regard moderne, Alain Bizos est très présent dans la presse de l’époque, on se souvient notamment de ses portraits de Jacques Mesrine, ennemi public n°1, qui paraissent dans Paris Match en 1979. C’est surtout avec la revue Actuel, mensuel branché relancé en 1979, au sein duquel il a carte blanche, qu’il imprime fortement sa marque. Une nouvelle écriture, qui privilégie la couleur, l’open flash et la séquence. Se définissant lui-même comme « artiste reporter photographe », il réalise les images, écrit les textes et met en page ses sujets , du témoignage de la violence du monde à la culture underground d’une Nina Hagen. C’est sur cette période, 1977-1982, si florissante et essentielle pour la mise en place du style d’Alain Bizos qu’Aman Iman Publishing décide de concentrer la monographie.

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