Le sang du goanna / Dominique Legrand & Perrine Le Querrec / Jeanne l’Étang & Marie Dubosq / Stigma – στιγμα – & Rodolphe Lasnes / ¡ Ubre ! & Freak Wave # 4 / Editions Bruit Blanc

Dimanche 21 avril à partir de 17h, rencontre avec les éditions Bruit blanc et les auteurs Marie Dubosq pour Stigma, Dominique Legrand pour Le sang du goanna, Perrine Le Querrec pour Jeanne l’Etang et Rodolphe Lasnes pour ¡ Ubre ! ainsi qu’avec les participants au n°4 de la revue Freak Wave.

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Le sang du goanna de Dominique Legrand

Un Boeing explose en plein vol entre Darwin et Los Angeles. Aux Pays-Bas, une discothèque est ravagée par un incendie. À la Fenice, une spectatrice s’évanouit pendant une représentation du Macbeth de Verdi. Dans un quartier parisien, une femme et son fils disparaissent.

Michael Briggs, spécialiste américain des catastrophes aériennes, Patty McPherson, enquêtrice écossaise chargée de retrouver les personnes disparues, et David Ballard, cadre français dont l’épouse et le fils semblent avoir été enlevés, sont pris tous les trois dans les fils d’une toile invisible.

De Paris à Venise, d’Amsterdam à New York, d’Atlanta au désert marocain, ils finiront dans une course-poursuite planétaire, jusqu’au cœur de l’Australie où ils verront…ce qu’il est inconcevable de voir.

¡ UBRE ! de Rodolphe Lasnes

« Une ville. Une ville immense. À l’ouest, la lune planait encore au-dessus du paysage de béton. À l’est, les coqs sur les toits avaient déjà célébré la renaissance du soleil. Dans la rue, le camion de la fanfare claironnant l’hymne national était déjà passé, avec ses musiciens aux uniformes rouge et vert entassés sur la plateforme arrière, leurs cuivres, trompettes, tambours et grosse caisse branchés à des enceintes surdimensionnées. Dans l’immeuble, les cris de menace de mort destinés aux coqs s’étaient tus quand le concert des réveils et radios était entré en scène. Les ondes avaient été noyées par les torrents des chasses d’eau. Les vibrations des tuyaux s’accordaient avec les batteries de casseroles se mettant en branle pour redonner de la force à ces habitants qui devraient emplir toute la journée l’espace de leurs sons. (…) »

Un Printemps Éternel, des champignons jaunes, des lutteurs masqués, beaucoup de rhum, peu de cigarettes, des éléphants, un chat, une femme au visage voilé et Alek au centre d’un envoûtant tourbillon. Une histoire hallucinée, magique et absurde, qui se résume en un mot : ¡UBRE!

Jeanne l’Étang  de Perrine Le Querrec

Jeanne L’Étang naît à Paris en 1856. Bâtarde, fille de folle, elle passe les premières années de sa vie enfermée dans l’étroit comble d’une maison parisienne.
Lorsqu’elle s’en échappe, c’est pour être enfermée ailleurs : la maison des folles -la Salpêtrière-, puis la maison close. Ces trois maisons délimitent le destin de Jeanne L’Étang : à travers les murs lui parviennent l’agitation parisienne, la guerre de 1870, la Commune, les grands travaux d’Haussmann. À l’intérieur des murs, elle rencontrera Degas, l’un de ses amants au bordel, Charcot, maître des hystériques de la Salpêtrière, Freud, son assistant pour quelques mois. Folie et luxure, misère et vices, chaque maison possède ses propres codes, son vocabulaire, ses silences, ses issues.
Mot à mot, année après année, Jeanne L’Etang apprendra à parler ces langues.

Si Jeanne L’Étang est une fiction, une architecture de mots qui élève autour de son héroïne des murs d’enceinte ou de protection, l’auteur s’est immergée dans les archives de l’Assistance Publique, de la Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie et de la bibliothèque Historique de la Ville de Paris afin de retranscrire au plus près la vie quotidienne de la maison close et de la Salpêtrière.

Stigma – στιγμα – de Marie Dubosq

« Il m’a étendue sur le lit double d’une des chambres. Je dormais quand nous sommes arrivés à l’hôtel. Il a dû me porter jusque-là, mais je sais que je suis dans la 101 parce que la fenêtre est ouverte et que je reconnais le ciel. Je suis nue, Anton m’a déshabillée. J’attends un peu. Ce n’est pas moi qui me suis planté une fourchette dans la main, ce n’est pas moi qui me suis sectionné une artère ou je ne sais quoi. Ce n’est pas moi qui suis folle. »

STIGMA (anglais, nom masc.) – στιγμα
Marque que laisse une plaie.
Marque au fer rouge qu’on imprimait autrefois sur l’épaule.
Marque d’infamie.
On nomme stigma du grec στίγμα (signifiant « piqûre »), une ancienne ligature de l’alphabet grec qui ne s’est conservée dans l’écriture actuelle que parce qu’elle sert à la numération alphabétique milésienne, où elle vaut 6.

Freak Wave #4

Les participants de Freak Wave #4
Hervé Scott-Flament, Joko, Lisa Carver, Nitcheva Osanna, Mathias Richard, Sylvie Vervaet, Eric Aupol, Nina Živančević, Sue Coe, Allemane, Jérôme Bertin, Stephen Somers, esdsbr, Christophe Comentale, Diego Tolomelli, Perrine Le Querrec, Jean-Pierre Duffour, dkelvin, Nadia Valentine, Jean-Louis Costes, Christophe Siébert, Paul Torres, Mike Hawthorne, Jade Patnode, Vincent Ravalec, Jean Rouzaud, Jérôme-David Suzat-Plessy, Antoine Rigal, Stéphane Blanquet, Mu Pan, Dom Garcia, Matthias Lehmann, Francis Powell, Anne Van der Linden, Andy Vérol, Ben Lob

Radicalement subversive, dérangeante, voire noire, la revue Freak wave est un mélange de styles, de générations et d’origines unifiés dans un même thème : un insolent parti-pris misanthropique. Donner libre cours aux humeurs, fussent-elles fielleuses ou cyniques, aux antipathies pathologiques ou plus simplement à la sincérité.
Freak wave, c’est l’art descendu de son piédestal, ébouriffé de contre-culture et d’imagerie populaire. Peintures de fêtes foraines, photomontages troubles, dessins porno-sociaux, pamphlets rageurs, prose décadente et poésie kamikaze participent de la subversion, à contre-courant de l’art officiel engendré par les écoles des Beaux-Arts du Commerce et de la Banalité Equitable.

De la littérature noire à la peinture mauvais genre, Freak Wave fédère les courants de la contre-culture française et étrangère.

Bousculant les barrières de l’art, les influences pêle-mêle des fanzines, du multimédia, de l’art brut, des écoles sensationnistes sud américaines, ou encore l’arrivée d’une école africaine curieuse, dévoreuse d’Occident, ces tendances si diverses font de cette mouvance un courant artistique majeur du début du 21e siècle.

Freak wave. Revue d’images et textes bilingues (français/anglais).

Une publication de référence pour curieux de culture alternative.

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