Thomas Gosselin & François Henninger / Lutte des corps et chute des classes / Éditions L’Apocalypse / Lancement

Jeudi 17 janvier à partir de 18h30, dédicaces.

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François Henninger et Thomas Gosselin, tous deux par ailleurs auteurs complets, ont commencé ensemble ce feuilleton dans la dernière formule de la revue Lapin. Basé sur des faits historiques réels, faisant intervenir des agents doubles au sein des services secrets britanniques travaillant pour l’avènement d’une société communiste, ce livre pourrait développer une fiction classique… mais ces espions théorisent autant sur le prolétariat que sur l’homosexualité, le dessin oscille entre minimalisme et extrême hâchurage, et les mises en page sont d’une inventivité qui transforment cette fiction en prétexte. L’enjeu de cette bataille secrète devient celui de la bande dessinée dans laquelle nous sommes plongés, la désagrégation du signe correspondant à celle de l’univers connu. Lutte des corps et chute des classes semble nous donner une illustration de la fin de l’Histoire, avec un humour et un modernisme rares.

François Henninger

François Henninger est né en 1984 à Thann, en Alsace. Il a étudié, de 2002 à 2007, la bande dessinée à l’École européenne supérieure de l’image où il rencontre Alexandre Clérisse et Tony Neveu avec qui il conçoit la revue Le Mouchoir. Parallèlement, il collabore à divers fanzines tels que Dame Pipi Comix ou revues (Le coup de grâce, éd. La Cinquième Couche), et publie sa première bande dessinée 100 m² aux éditions angoumoisines Warum. Il s’installe à la maison des auteurs de décembre 2008 à décembre 2011 pour l’album Lutte des corps et chute des classes, sur un scénario de Thomas Gosselin, et qui a pour cadre la guerre froide.

Thomas Gosselin

Diplômé des Beaux-Arts d’Angoulême en 2004, il participe à la revue Clafoutis des éditions de la Cerise, tout en développant des projets personnels (Salmigondis, éditions Week-End Doux, 2001). Ascète, il travaille essentiellement au crayon et privilégie le noir et blanc (L’humanité moins un, éditions de l’An 2, 2004). Dilettante, il préfère souvent se concentrer sur des récits courts (Les héros avancent masqués, éditions La Cinquième Couche, 2008). Il est accueilli en résidence à la maison des auteurs de juillet 2009 à janvier 2012. Incertain, il imagine surtout des histoires de logiques ratées, pour lui-même (Au recommencement, éditions Atrabile, 2009), ou pour d’autres (tel le scénario de Lutte des corps et chute des classes, dessiné par François Henninger. Il travaille également comme dessinateur sur Héracléomania, un péplum écrit par David Benito. Il se plaît à inventer des feuilletons un peu à la manière d’un Ponson du Terrail, c’est-à-dire écrits au petit bonheur, sans trame certaine, mais avec une petite idée de la fin, les incongruités faisant partie du style, comme pour son prochain projet qui présente le déclin, au début du XXème siècle, des spectacles musicaux « Blackface » qui imitaient de façon caricaturale les artistes afro-américains.

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