Yancouba Diémé / Boy Diola / Rencontre

Jeudi 5 septembre à 19h,rencontre avec Yancouba Diémé à l’occasion de la publication de Boy Diola aux éditions Flammarion.

Rencontre animée par Omar Benlaâla

« Boy Diola », c’est ainsi qu’on appelait le villageois de Casamance venu à Dakar pour trouver du travail. Ce villageois, c’est toi, mon père, Apéraw en diola. À force de côtoyer de trop près la souffrance, tu as décidé de partir. Pendant des mois, tu t’es rendu au port jusqu’à ce que ton tour arrive, un matin de 1969. Tu as laissé derrière toi les histoires racontées autour du feu, les animaux de la brousse, les arachides cultivées toute ta jeunesse. De ce voyage tu ne dis rien. Ensuite, tout s’enchaîne très vite. L’arrivée à Marseille, l’installation à Aulnay-sous-Bois, la vie d’ouvrier chez Citroën, le licenciement, la débrouille.

Odyssée depuis le fin fond de l’Afrique jusqu’aux quartiers populaires de la banlieue parisienne, Boy Diola met en scène, avec une pointe d’humour et beaucoup d’émotion, cet homme partagé entre deux mondes et donne ainsi corps et voix à ceux que l’on n’entend pas.

Publicités
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Alban Lefranc et Arno Calleja / Rencontre

Mercredi 4 septembre à 19h, rencontre avec Alban Lefranc à l’occasion de la publication de L’homme qui brûle aux éditions Rivages et Arno Calleja à l’occasion de la publication d’Un titre simple aux éditions Vanloo.

Rencontre animée par Florian Caschera

L’homme qui brûle d’Alban Lefranc, éditions Rivages

« Nous ne vivons plus dans une époque, mais dans un délai. »
Luc Jardie voudrait réunir dans un seul livre toutes ses obsessions : Thomas Münzer, révolutionnaire et théologien, Alain Delon, le porno californien, l’apocalypse et sa mère. Mais le monde autour de lui glisse dans le chaos, et la figure de la mère, terrifiante et comique, menace d’absorber toutes les autres…
Dans cette fable romanesque à l’humour incisif et au style incandescent, Alban Lefranc retrace les efforts désespérés d’un homme pour s’affranchir du poids du passé et survivre à l’enfer du monde contemporain.

Un titre simple d’Arno Calleja, éditions Vanloo

Chaque matin, un garçon tient son journal. C’est un journal d’écriture, un journal impersonnel. Le garçon est sans titre, sans identité. Son désir : sortir du programme, se perdre dans les images, flotter dans un présent continu. Violente, l’écriture de ce journal retient mal les dates, et à peine les faits.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Aurore Lachaux / Compléments du non / Rencontre

Mardi 3 septembre à 19h, rencontre avec Aurore Lachaux à l’occasion de la publication de Compléments du non au Mercure de France.

Parler, mais parler de quoi au juste avec son père? Parler de politique, du travail, voilà ce qui nous a occupés à l’âge adulte. Parler de nous frontalement était impossible. Là où nous pouvions nous rejoindre c’était sur une conception commune du travail, enfin du vivant un peu, des humains dans les relations qu’ils nouent avec les autres et qui les occupent quand même à peu près dix heures par jour.

À la mort de son père, la narratrice retourne sur les lieux qui les ont fabriqués tous deux : maisons d’enfance, travail. Occasion pour elle d’interroger le parcours de cet ingénieur dans l’aéronautique licencié à la fin des années 80 et réaffecté à un emploi de bureau. À travers son expérience, la narratrice aura assisté à un changement fondamental : le remplacement des savoir-faire techniques par les techniques de management…
Marchant dans les pas de son père, la narratrice est la légataire d’une mémoire et d’une colère de
classe.

Traitant du monde du travail de manière frontale, Aurore Lachaux nous propose un premier roman percutant, émouvant et drôle.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Hélène Gaudy / Un monde sans rivage / Actes sud / Rencontre

Jeudi 29 août à 19h, rencontre avec Hélène Gaudy à l’occasion de la publication de Un monde sans rivages aux éditions Actes Sud. La rencontre sera animée par Frédéric Fiolof.

Une expédition en 1897, des hommes portés disparus, et trente trois ans plus tard la découverte de leurs corps, des restes de leur campement et surtout de rouleaux de pellicules.

De ce fait historique Hélène tire un roman d’une incroyable force et parvient, par la grâce de sa langue, à nous plonger dans l’aventure de l’exploration du Grand Nord. Elle réussit aussi un incroyable travail d’historienne, de poète et de romancière, à partir de documents d’archives. On sort de là avec la musique d’une langue, des images de paysages fascinants d’une lumière aveuglante, le sentiment d’avoir entrevu ce que pouvait être une expédition au début du siècle, et cette réflexion sur le souvenir et ce que la photographie fait à tout ça.

================

À l’été 1930, sur l’île Blanche, la plus reculée de l’archipel du Svalbard, une exceptionnelle fonte des glaces dévoile des corps et les restes d’un campement de fortune. Ainsi se résout un mystère en suspens depuis trente-trois ans : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg s’élevaient dans les airs, déterminés à atteindre le pôle Nord en ballon – et disparaissaient. Parmi les vestiges, on exhume des rouleaux de pellicule abîmés qui vont miraculeusement devenir des images.
À partir de ces photographies au noir et blanc lunaire et du journal de bord de l’expédition, Hélène Gaudy imagine la grande aventure d’un envol et d’une errance. Ces trois hommes seuls sur la banquise, très moyennement préparés, ballottés par un paysage mobile, tenaillés jusqu’à l’absurde par la joie de la découverte et l’ambition de la postérité, incarnent l’insatiable curiosité humaine qui pousse à parcourir, décrire, circonscrire et finalement rétrécir le monde. Livre d’une richesse inépuisable, aussi poétique que passionnant, Un monde sans rivage propose un voyage opiniâtre dans les étendues blanches du Grand Nord, un périple à travers le temps en compagnie de ces trois explorateurs et de bien d’autres intrépides, une méditation sur l’effacement et une déclaration d’amour à la photographie dans ses deux mouvements d’aval et d’amont : fixer les souvenirs et réactiver perpétuellement la machine à rêves.

“Le premier désir est venu d’une série d’images retrouvées sur l’île la plus proche du pôle Nord : trois explorateurs littéralement tombés du ciel dérivent avec la banquise. À travers l’épaisseur du temps, ils nous dévisagent. Si toute photo­graphie est l’empreinte d’un corps traversé par la lumière, celles-ci, qui ont si longtemps séjourné dans la glace, sont aussi la trace directe, physique, d’un paysage. Elles me happent par leur présence spectrale, leurs zones d’ombre qui sont déjà le début d’un roman.
Quelque chose semble me relier à ces explo­rateurs de la fin du xixe siècle, en quête d’un Nord magnétique et fragile, dont je ne distingue encore que les silhouettes mangées par la lumière. Il faut creuser à travers le minimum visible, faire de l’écriture un révélateur pour dévoiler peu à peu leurs visages, leurs espoirs, leurs amours et leurs mensonges, leur curiosité insatiable et leur amateurisme héroïque jusqu’à la poésie, il faut chercher les sensations communes, partager ce qui les maintient en vie, en faire des compagnons – peu à peu, des personnages. Du soleil de minuit à la complète nuit polaire, tenter d’éclairer l’énigme de leur disparition.
En suivant leur marche sur la glace, on croise d’autres tentatives d’élargir le monde au risque de se faire avaler par ses marges. Leur parcours devient une ligne de faille dont partent des embranchements multiples, qui finiront par me mener jusqu’à l’archipel du Svalbard, au seuil de ce Grand Nord qui, lui aussi, s’évanouit.
Certaines histoires poussent à partir loin avant de revenir au plus proche, au plus intime. Les traces de ces trois hommes réveillent peu à peu le manque de ceux qui partent et des lieux dont on rêve, le souvenir d’un temps où l’on croyait encore à la nécessité de l’aventure et à la permanence des paysages. Et la fascination se mue en écriture, et l’image entraîne le roman.’’

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Le vieux, biographie d’un voyou / Amsterdam / Rencontre

Mercredi 17 juillet à 19h

Une rencontre animée par Omar Benlaâla.

Fruit d’une rencontre entre le sociologue Michel Kokoreff et le voyou Azzedine Grinbou, Le Vieux est un monologue qui retrace la carrière d’un délinquant. Né dans une famille ouvrière immigrée, «Le Vieux» grandit dans les Hauts-de-Seine. Après avoir quitté l’école à 14 ans, cambriolages, braquages et trafics de drogue lui permettent de rompre provisoirement le cercle de la reproduction sociale et de se hisser au sommet de la voyoucratie, avant d’en chuter. Décrivant l’ordinaire de la criminalité organisée, ses transformations entre 1970 et aujourd’hui, celles du travail, des prisons, des politiques publiques, Le Vieux n’est pas la geste héroïque d’un bandit. Il montre au contraire comment les criminels, mus par un désir mimétique, ont banalement incorporé les normes dominantes de la société de marché, comment l’exception rencontre la norme ; l’illégalisme, la loi ; l’aventure, la routine ; la déviance, le conformisme ; la marginalité, la domination dans une seule et même violence sociale.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Anne Baraou & Fanny Dalle-Rive / Tout cul nul / Rencontre

Samedi 13 juillet de 17h à 20h

C’est l’été, et ses amours qui vont avec ! Venez célébrer le cul nul avec Anne Baraou et Fanny Dalle-Rive sur la terrasse (forcément) ensoleillée du Monte-en-l’air !L’ouvrage reprend les strips initialement parus en deux volumes aux éditions l’Olivius en 2012 et 2013, mais il y ajoute le double de pages inédites?! Manque de confiance en soi ou excès d’assurance, maladresse, fatigue ou jalousie, du côté des femmes comme du côté des hommes le fiasco sexuel est à la porté de tous. Des histoires croustillantes que l’on aime généralement se raconter dans le cadre intimiste d’un salon ou autour d’un verre de vin et qui sont aujourd’hui compilées pour le plus grand nombre. N’ayez plus honte, vos voisins sont pires que vous, ou en tout cas pas meilleurs !

Les autrices ont enquêté pour notre plus grand plaisir, celui d’en rire.

Les hommes, dit-on, aiment à se vanter de leurs prouesses amoureuses, fournissant ainsi une matière inépuisable aux brèves de comptoir et autres histoires de vestiaire. Mais que se passe-t-il en réalité, quand ça se passe mal?? Drague lourde, panne, maladresse, râteau, incompatibilité d’humeur, fiasco et embarras en tout genre, tout ce dont on ne parle jamais par crainte du ridicule. Ratages de couples ou de rencontres, la panade n’a pas de fin.

Avec humour et précision, Tout cul nul enchaîne sans faiblir les scènes d’une comédie dans et autour de nos lits. Véritables contes modernes du sexe ordinaire, ces histoires d’échec et de déconfiture reflètent la frustration d’une époque où l’épanouissement sexuel fait parti intégrante de la réussite sociale. Pourtant, malgré l’abondance de conseils délivrés par une foule de spécialistes (de la presse féminine aux sexologues aguerris), force est de constater que la jouissance est une quête semée d’embûches. Et si finalement, le «?cul nul?» n’était qu’un passage inéluctable de cette recherche du bonheur parfait??

À travers cette collecte d’histoires vécues, les autrices livrent une chronique sans concession de la vie sexuelle des français, qui nous débarrasse définitivement de l’embarras.

Anne Baraou se passionne très jeune pour l’écriture, les dialogues, les intrigues. L’imagination et le sens de l’observation en poche, elle se nourrit en permanence d’autres domaines allant des mathématiques à la maçonnerie en passant par la danse, l’horticulture et le travail social. Elle intègre également l’OuBaPo, dès ses débuts, puis L’Association où elle a rencontré tous les auteurs de cette fameuse scène indépendante. Appréciant particulièrement le travail en duo, elle a collaboré avec une vingtaine de dessinateurs et dessinatrices.

Enfant, Fanny Dalle-Rive développe un goût prononcé pour le dessin et la dérision qui la conduit très tôt à raconter les aventures de sa famille en bandes dessinées et à caricaturer son entourage. Après des études d’arts appliqués, elle entre à L’Association en tant que maquettiste. Elle y rencontre Anne Baraou, qui lui écrit des scénarios empreints d’humour et de vie quotidienne?: ensemble, elles créent Une demi-douzaine d’elles, série de portraits intimes de femmes aux horizons différents, rassemblés en un volume paru en 2009 à L’Association.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Tremble parlure / Carte blanche à la revue La Mer gelée

LE FESTIVAL TREMBLE PARLURE SE TIENDRA DU 25 AU 30 JUIN 2019, DANS LA LIBRAIRIE, DEVANT LA LIBRAIRIE, ET SUR LA SCÈNE DU PAN PIPER.

Chaque jour des lectures, des discussions avec des romanciers, des poètes, grands bégayeurs ou remuants causeurs, de France, de Belgique ou du Québec, de la musique aussi, étrange, inouïe, contondante et magnétique. Chaque rencontre s’articulera sur le dos de thèmes dûment choisis, le parler fou par exemple, le parler cru, cuit ou mi-cuit, ce qui se trame dans l’enfance quand elle se parle, l’enfance considérée comme un outil de connaissance d’un réel plus vif, à la fois plus rouge et plus vert, les bestiaires les fantômes la ville et les forêts tout ce qui tremble dans la langue et, partant la fait trembler, tremble parlure. Chaque soir les auteurs seront invités à lire des extraits de leur choix, à se rencontrer, à dialoguer.

Dimanche 30 juin 16h00, carte blanche à la revue La Mer gelée (France-Allemagne)

La Mer gelée est une revue bilingue animée-remuée par une meute de bâtards poètes, penseurs, traducteurs, romanciers, sociologues plus ou moins assermentés. C’est sous l’égide de Kafka, pour qui la littérature avait pour mission de « briser la mer gelée qui est en nous », au travers de thèmes ambivalents comme « chien », « maman » ou « or », qu’elle entend sonder, rudoyer, contaminer et égayer tout le corps littéraire, poétique, politique et social à force de textes foudroyants et de questions heureusement embarrassantes. Ses animateurs se partageront le micro, en plein air, à partir de 17h00, pour une revue au sens large, méchamment festive, drôle et offensive, entre lectures, chansons, allocutions autodestructrices, pour semer une zizanie salutaire et clore le festival en beauté.

avec Bernard Banoun, Antoine Brea, Noémi Lefebvre, Laurent Grappe, Alban Lefranc, Aurélie Maurin, Benoît Toqué (liste non exhaustive)

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire