Camille Burger / Mexique, el guido del crevardo / Fluide Glacial / Lancement

Vendredi 6 mai à 18h30.

CamilleBurger

Quelques pesos en poche, sous un soleil qui vous donne soif, un niveau rudimentaire d’espinguoin (¡ una cerveza por favor !), nos routards 2.0 vous promettent un voyage inoubliable au coeur d’un Mexique dont aucun guide ne vous parlera jamais !

¡ Bienvenidos a México ! Le pays des mariachis, de la Tequila, du mezcal, de l’humour mexicain, des sacrifices humains, de la sieste, des tortillas, des taxis louches… mais aussi des aztèques, mayas, mixtèques, olmèques, toltèques, zapotèques, du Quetzalcóatl, des huichols… ! Camille Burger a voyagé cinq semaines au Mexique avec sa bande de copains (Camille Besse et Pierre Place, auteurs de bd également). Ils ont parcouru le sud du Mexique (México, Puebla, Oaxaca, Mazunte, Juchitán, Tuxtla Gutiérrez, San Cristóbal, Palenque, Tulum, Mahahual, Cancún). Elle est revenue à Paris un carnet de croquis bien rempli et des remontées de peyotl (le célèbre petit cactus du désert). Aujourd’hui, elle partage avec nous ses inoubliables aventures dans cet ouvrage enthousiasmant, entre roman graphique et carnet de voyage. À défaut de pouvoir emmener Camille Burger dans vos valises (quoi que vous pouvez lui proposer, elle sera le guide dont vous avez toujours rêvé, fêtarde et matinale, drôle et cultivée, roots et distinguée, grande et futée…), ruez-vous sur cet album aux couleurs explosives et aux anecdotes foisonnantes. Un carnet de voyage pas comme les autres, qui vous en apprendra plus qu’un guide du Routard et vous surprendra par son humour pimenté que vous connaissiez le Mexique ou pas encore !

Camille Burger vit à Paris.

Née à Schiltigheim près de Strasbourg en 1979, elle a grandi, entourée des plaisirs divers et avariés du terroir. À 17 ans, après une formation dans la charcuterie traditionnelle, elle travaille dans le cervelas artisanal, mais elle finit par être licenciée en 2002 pour excédent de créativité au sein de la chaîne de production. Elle tente ensuite de se recycler chez Kronenbourg, mais malgré ses talents de cracheuse de bière, elle perdra son emploi lors d’un plan social avant la fin de sa période d’essai. Ayant toujours aimé raconter des histoires, elle se lance alors dans la tapisserie médiévale, puis en 2005, faute de rentabilité, elle se met au graffiti et à la BD, grâce aux conseils de son Pôle emploi (ANPE à l’époque) de proximité.

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Ariane Hudelet et Pierre Sérisier / The Wire : les Règles du Jeu / PUF / Rencontre

Mercredi 11 mai à 19h, rencontre avec Ariane Hudelet et Pierre Sérisier autour de The Wire (HBO, 2002-2008) et de David Simon, à l’occasion de la sortie de The Wire. Les Règles du Jeu. (PUF, 2016).

the wire

Depuis la fin de sa diffusion sur HBO entre 2002 et 2008, The Wire ne cesse de fasciner spectateurs et critiques. Son créateur David Simon (invité au Monte en l’Air en 2012) a, depuis, poursuivi son œuvre engagée avec Generation Kill, Treme et Show Me a Hero, mais sa série sur Baltimore reste l’œuvre phare de sa carrière. Se démarquant des nombreuses analyses sociologiques que la série a suscité, l’essai The Wire. Les Règles du Jeu s’intéresse aux stratégies esthétiques et narratives qui permettent à la série de séduire les spectateurs tout autant qu’elle les fait réfléchir, et ainsi de faire passer un message politique complexe sans jamais sacrifier le plaisir de la fiction. En dépit d’un constat pessimiste sur une situation sociale tragique, la dimension ludique de la série invite les spectateurs à s’engager activement dans une réflexion sur les enjeux de toute représentation.

A l’occasion de la publication de cet essai, Ariane Hudelet et Pierre Sérisier reviendront sur l’impact de The Wire, et sur l’originalité des séries de David Simon dans le paysage sériel américain.

Ariane Hudelet est maître de conférences en études anglophones à l’université Paris Diderot. Spécialiste des relations texte-image (elle a publié deux ouvrages sur les adaptations filmiques des romans de Jane Austen), elle consacre sa recherche et l’essentiel de son enseignement aux séries télévisées.

Pierre Sérisier est journaliste pour l’agence de presse Reuters et écrivain. Il a publié son premier roman “Un temps pour Tuer” en 1998. Puis un recueil de nouvelles “Ainsi Soient Elles” en 1999. Il est  également expert en séries télé. Son blog, « Le Monde des séries », est devenu une référence en la matière, lu par environ 250 000 visiteurs par mois.

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Placid / La nuit et Le jour / Editions Alain Beaulet / Lancement

Mardi 10 mai à 18 h 30, rendez-vous avec Placid à l’occasion de la sortie de ses deux derniers ouvrages : LA NUIT et LE JOUR aux éditions Alain Beaulet.

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47ème et 48ème titres de la collection « Les petits carnets », après les mémorables titres de Mandryka, Anne Van der Linden, Lolmède ou Muzo, LA NUIT et LE JOUR proposent deux récits dessinés au plus près de l’expérience subjective de la vie quotidienne.

Durant tout l’hiver 2014-2015, Placid a transporté dans sa poche un tout petit carnet de papier noir, avec pour mission d’y dessiner – à l’aide d’un crayon blanc – les ambiances, décors et personnages croisés au hasard, mais uniquement à partir de la tombée de la nuit, papier noir oblige.
Une fois remplies ces 40 pages noires, sélection fût faite de 25 images pour raconter ce quotidien nocturne, avec l’aide un texte courant au-dessous, composé en vers qui, pour être de mirliton, n’en sont pas moins des alexandrins.
Après cet exercice nocturne, l’envie vint tout naturellement de le recommencer en version diurne, et c’est un carnet de papier blanc (et un crayon de pierre noire) qui fut transporté durant le printemps-été 2015, puis perdu – malheur –, puis recommencé, et c’est finalement 60 images qui furent réalisées, avant la tombée de la nuit, pour en conserver 25 et raconter l’expérience diurne de la vie quotidienne, ici aussi en vers alexandrins.

Pour rajouter une variante et s’amuser encore un peu plus, l’auteur a raconté LA NUIT avec une alternance de rimes a-b-a-b, et LE JOUR avec alternance a-b-b-a. Chaque page comporte, en jouant sur les rythmes et les informations nécessaires au récit, de 1 à 4 vers, ce qui fait que l’alternance des rimes n’est facile à déceler que pour le lecteur attentif.
Et pour traquer un hiatus, il faut être un lecteur super-attentif : serez-vous celui-ci ? on nous dit que le dessinateur s’est aperçu bien tardivement d’une erreur dans LA NUIT, et l’a laissée telle quelle, arguant d’une satisfaction esthétique. LE JOUR ne semble pas entaché de ce défaut : c’est que le dessinateur est devenu poète, ça rapporte plus.

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Placid, né à Caen en 1961 est dessinateur dans tous les domaines où on peut l’être : illustration, bande dessinée, dessin d’humour, dessin de presse, affiche, sérigraphie, gravure, exposition, dessin-dessin, peinture. Sa dernière exposition en octobre 2014 au Monte-en-l’air se nommait « J’y étais » et réunissait des centaines de dessins de carnets réalisés avec des dizaines techniques différentes, dans un accrochage évoluant au jour le jour.

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Antiquarks/ KÔ, l’Humanifeste du corps ordinaire / Rencontre, concert

Dimanche 8 Mai à 17h, r encontre-concert avec le groupe Antiquarks pour présenter le livre-album “KÔ, l’Humanifeste du corps ordinaire”, paru chez Mustradem et distribué par InOuïe Distribution !

antiquartz
ANTIQUARKS, c’est une identité généreuse et sans fard, une sincère proximité avec tous les publics. Sur le terrain, le groupe offre un univers artistique ludique et partage son engagement avec humour et estime.

Véritable humanifeste, KÔ raconte en musique et en image des histoires rocambolesques où les tourments quotidiens sont déjoués par les forces indestructibles de l’humour et du cocasse. Un éclat de rire inespéré et chéri.

TOUT SUR LE LIVRE-ALBUM « KÔ » ici
Avec :
Richard Monségu : chant, batterie, percussions
Sébastien Tron : vielle électro, pédalier, clavier, voix

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Séverine Vidal ,Constance Joly & Barroux / La belle absente / Editions Les enfants rouges / Lancement

Samedi 7 mai de 17h à 20h, rencontre avec Séverine Vidal ,Constance Joly & Barroux à l’occasion de la sortie de La belle absente aux éditions Les enfants rouges

la belle absente

Une femme parle à un homme, depuis un lieu que le lecteur ignore. Inlassablement, cette voix l’accompagne, une voix qui le torture, qui lui promet qu’il peut toujours tenter de fuir, ce sera en vain. L’homme, de son côté, vit. Ou plutôt, survit. On le voit marcher dans la ville, boire un café, se récurer la peau et les ongles jusqu’à en avoir mal, se réveiller trempé de sueur après un cauchemar, tenter de se mettre au vert chez ses parents à la campagne, près de Lorient. Mais l’homme est rongé de l’intérieur. Un jour pourtant, dans une librairie, il retrouve un semblant de vie : il rencontre une femme, Mado, qui lui sourit. Très vite, il emmène Mado voir la mer. Très vite, ils emménagent ensemble. L’homme trouve un travail d’agent immobilier, un enfant leur naît. Ils partent en vacances à Marseille. Malgré ce bonheur de carte postale, la voix dans la tête de l’homme répète qu’il ne pourra pas se débarrasser d’elle. On le voit trembler dans son lit, dévoré d’angoisse. Mado pense qu’il a quelqu’un d’autre dans sa vie. Et de fait, il a quelqu’un d’autre : Elle. La voix. La voix d’Emma, qui ne le laissera jamais en paix…

Extrait :
Je suis partout et tu ne peux rien faire contre ça.
Je suis là, dans chaque nervure de ce tronc, dans chaque goutte de pluie.
Je suis ces lignes, ces nervures, ces gouttes, ces feuilles.
Je suis la terre que tu piétines.
Les nuages au-dessus de ta tête.
Je suis ce que tu avales, ce que tu respires, ce que tu dis, ce que tu penses.
Alors, au moins : regarde-moi.

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Dissonances #30 / Lancement & lectures

Samedi 30 avril à partir de 17 h lancement du nouveau numéro  de la revue Dissonances (thème : QUE DU BONHEUR !) avec une dizaine d’auteurs.

dissonance

DISSONANCES 

est une revue de création et de  critique littéraires thématique et semestrielle (sorties : avril / octobre) dont les objectifs sont la découverte et la promotion de la littérature francophone actuelle sous toutes ses formes.

veut présenter pour chaque thème des points de vue et des traitements aussi divers que possible, des écritures fortes, des auteurs habités.

fonctionne par appel à textes et anonymage avant comité de lecture : connus et inconnus, proches ou pas, tous les auteurs ont les mêmes chances de s’y faire publier.

est illustrée d’œuvres inédites (pour chaque numéro : carte blanche à un(e) artiste unique à qui est consacré un portfolio de 10 pages).

propose une partie critique (10 pages) en quatre rubriques : « dissection » où un auteur connu répond à un questionnaire fixe, « disjonction » où quatre chroniqueurs rendent compte de leurs lectures d’un livre remarquable, « dissidences » présentant huit ouvrages coups-de-cœur parus chez des éditeurs petits et moyens, « disgression » consacrée à un domaine autre que la littérature.

 

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Marcel Schmitz & Thierry Van Hasselt / Frandisco / Fremok / Lancement

Jeudi 28 avril à 18h30, venez fêter  la sortie de Vivre à Frandisco de Marcel Schmitz & Thierry Van Hasselt aux éditions Fremok

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Dans une caserne d’un autre temps, dans la cantine des cantines, Marcel Schmitz achève son déjeuner. Après cet essentiel moment de pause, il retourne à la mère de ses obsessions : une cité céleste descendue sur terre, formée de morceaux de carton dessinés et de bouts de scotch qui s’assemblent sous ses doigts. Cette ville mythique et magique, c’est FranDisco. Grâce à la haute précision des stylos de Thierry Van Hasselt, nous allons pouvoir nous y aventurer pour la première fois. Comme les victimes d’une hallucination collective, illuminés par une utopie intime, nous serons enfants de chœur, madone éclectique ou démiurge trisomique. Nous ferons l’expérience totale
d’une ville fictive et l’expérience fictive d’une ville totale. Nous vivrons à FranDisco.

FranDisco est une réalité urbaine qui se nourrit déjà de sa légende, et réciproquement. FranDisco existe, on l’a vue.  Au Théâtre du forum Meyrin à Genève, chez Agnès b. à Paris, à la Médiathèque de Charleville-Mezières dans le cadre des Nuits blanches… Mais avant tout à la « S » Grand atelier où elle est née. Située à Vielsalm dans les Ardennes belges et dirigée par Anne-Françoise Rouche, la « S » Grand atelier accueille des artistes porteurs d’un handicap. Depuis la fructueuse résidence qui donna lieu à l’ouvrage Match de Catch à Vielsalm, Thierry Van Hasselt n’a jamais perdu l’occasion de se rendre à la « S ».  Un jour il découvre que Marcel Schmitz, cet artiste trisomique qui a longtemps dessiné des villes abyssales aux innombrables fenêtres, vient de passer à l’urbanisme en trois dimensions, avec force scotch et carton. La ville de FranDisco avait commencé à s’édifier et à s’étendre, et plus rien n’arrêterait cette urbanisation galopante. Thierry Van Hasselt allait être le premier avalé. Durant des années, il va dessiner d’après nature la ville de Marcel, en constante évolution, il va écouter l’histoire de ses habitants à qui seule la voix de Marcel permet d’exister… Il va immortaliser Marcel Schmitz le bâtisseur, faisant peu à peu de lui le personnage principal d’une histoire qui n’aura plus pour seules limites que celles de leurs imaginations mêlées. Dans cette histoire, Marcel vit bien sûr à FranDisco.
Mais cette vie fictive est nourrie des moments bien réels où FranDisco voyage, emportant son bâtisseur et son chroniqueur. À chaque résidence commune, Marcel et Thierry ont poursuivi la construction de la ville et de la bande dessinée. Ces moments ont permis à Marcel de s’émanciper de sa condition, d’être reconnu en tant qu’artiste, de découvrir le monde et de l’intégrer à sa construction utopique… Cette émancipation, c’est aussi ce que raconte Vivre à FranDisco. Ce qui anime la ville, ce sont ces moments de bonheur que les artistes ont vécus ensemble. Au cours de ces aventures, Marcel a pris le stylo pour s’inviter dans le récit du reporter qui a dû, lui aussi, se faire
ouvrier de FranDisco. Comme dans tout bon projet Knock Out de la  « S » et du Frémok, il y a eu contamination : KO partagé. Thierry et Marcel se sont contaminés, et nous voilà à notre tour touchés. Emportés par une aventure aussi folle que généreuse. Libérés par un flot narratif émancipateur. Le Major fatal de Moebius peut remballer son garage hermétique, Cloclo peut ranger ses Claudettes, voilà Marcel Schmitz et sa FranDisco.  Thierry Van Hasselt prévient déjà : “Il est à craindre que tout comme l’expansion urbaine de FranDisco, le récit de sa traversée n’aura jamais de fin…”

Bienvenue à FranDisco : vous allez faire un fabuleux voyage.

Biographies
Membre  fondateur  et  cheville  ouvrière  du  Frémok,  Thierry  Van
Hasselt  est  tout  à  la  fois  artiste, éditeur,  graphiste  et  enseignant.
Auteur du remarqué Gloria Lopez, il  a  collaboré  avec  la  danseuse
Karine  Ponties  (le  spectacle  et  le livre  Brutalis)  et  la  poète  Mylène
Lauzon  (Heureux  alright,  Les  images volées). Avec Richard Bawin,
son   partenaire   dans   Match   de catch  à  Vielsalm,  il  a  initié Action
Mix Comix Commando, un processus nomade de création de bande
dessinées collectives.

Marcel  Schmitz  est  né  en  1966 à Bastogne. Il travaille à La « S »
Grand  Atelier  depuis  2007.  Son travail  repose  essentiellement  sur
une recomposition personnelle d‘environnements  architecturaux
tels qu ‘immeubles et villes parfois sillonnés  par  des  engins  de  son
cru.  D’abord  limitée  à  la  peinture, son  œuvre  s’est  étendue  au  vo-
lume  avant  de  se  lancer,  grâce  à la  collaboration  avec  Thierry  Van
Hasselt, à la conquête du temps.

La « S » Grand atelier déploie un riche  programme  de  résidences
et   de   collaborations   permettant la  rencontre  entre  artistes  handi-
capés “normaux” et artistes handicapés  “spéciaux”.  Cette  voie  qui
échappe tant aux standards de l’art brut  que  de  l’art  thérapie,  c’est  le
territoire  que  la « S »  explore  désormais  conjointement  avec  le  Fré-
mok  sous  le  label  Knock  Out.  On a pu y découvrir notamment le livre
manifeste Knock Outsider.

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