Julie Bonnie / c’est toi, maman, sur la photo

Dimanche 26 mai de 17h à 20h, lancement de C’est toi, maman, sur la photo de Julie Bonnie

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Julie, quarante-six ans, a fait son lit et rangé sa cuisine équipée après le départ de ses enfants pour l’école. Elle est écrivain et musicienne et, aujourd’hui, elle a rendez-vous avec Julie, treize ans, avec sa jeunesse. Sur les photos d’époque, ses enfants ne la reconnaissent pas. Leur mère, crâne rasé, joint au bec, violon dans la nuit du Berlin d’après le Mur, leur mère enroulée dans un camion qui traverse les nouvelles frontières et mène aux scènes underground d’Europe de l’Est ? Inimaginable. Et la gamine survoltée qui a la rage et hurle dans le micro, est-ce qu’elle reconnaîtrait la femme mûre qu’elle ne pensait jamais devenir ? Julie est restée fidèle, somme toute. À son amour pour Nic, aux membres de leur groupe, son autre famille dysfonctionnelle, au désir de créer. Mais l’énergie de ces années-là lui manque, la boule de feu qu’elle couvait et qui brûlait tout sur son passage a disparu. Ce livre, c’est le groupe qu’elles forment à elles deux. Sa musique est pugnace, douce-amère, entêtante. Dans sa lucidité, elle nous berce tous.

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Jean-Baptiste Labrune / l’ombre de son nom / éditions magnani

Samedi 25 mai à 16h, rencontre avec Jean-Baptiste Labrune.

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Ce récit vertigineux, équivoque et poétique multiplie les fausses pistes au gré d’une intrigue foisonnante, croisant folies singulières et secrets familiaux, entremêlant les époques, les narrations et les genres littéraires au coeur d’un Paris fantasmatique où se brouillent les frontières entre rêve et réalité, vérité et fiction, histoire et mémoire

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Eric Rondepierre / Double feinte / Tinbad / Rencontre

Vendredi 24 mai à 19h, rencontre avec Eric Rondepierre à l’occasion de la publication de Double feinte aux éditions Tinbad. La rencontre sera animée par Amaury Da Cunha.

rondepierre

Dans son acception courante, le mot « fiction » renvoie à deux champs sémantiques bien distincts. L’un définit un espace de représentation avec sa réserve de figures équilibrées, construites sur des situations, des évènements dont le modèle vraisemblable correspond à ce qu’on nomme communément la « réalité ». Par ailleurs, le registre du fictif caractérise un manque, un déficit ontologique au cœur de notre expérience du réel : est fictif ce qui n’existe pas. On peut faire résonner cette absence de consistance avec la notion d’« imaginaire » et l’on notera avec raison qu’il existe des points de rencontre entre ces deux champs. C’est à cette zone commune que l’auteur de « Double feinte — Territoire des fictions secondes » s’attache en choisissant de courtes séquences qui montrent des actions fictives incrustées comme des pierres précieuses à l’intérieur d’œuvres fictionnelles. Par exemple : boire un verre sans verre, jouer aux cartes sans cartes, etc. Ces gestes exécutés pour de faux sont issus de l’histoire de l’art lointaine ou rapprochée : du monde de l’image (photo, cinéma) et de l’écrit (littérature, théâtre) considéré dans ses relation avec la théâtralité, matrice de tous les simulacres, lieu privilégié du « comme si ».

Éric Rondepierre est artiste et écrivain. Dabord comédien, il s’oriente, via la peinture, vers une pratique photographique. Ses intérêts pour l’archive et les relations texte-image le conduisent à explorer le corpus cinématographique dont les angles morts le fascinent. Depuis 1992, il multiplie les expositions en France et à l’étranger. Ses œuvres figurent dans les collections publiques françaises et américaines. Il publie, depuis 1995, des ouvrages qui se nourrissent d’abord de son travail photographique, puis s’automisent et conquièrent d’autres territoires fictionnels, critiques ou autobiographiques.

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Un communisme plus fort que la métropole

Jeudi 23 mai à 19h

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Les gilets jaunes sont de toute évidence l’une des premières grandes révoltes anti-métropolitaines du XXIème siècle. Sur leurs banderoles, dans leurs mots d’ordre, dans leurs réflexes, on lit de manière récurrente le mot « destitution ». Or nous ne savons ni vraiment ce qu’est la métropole ni ce que signifie exactement la « destitution ».
Pour combler cette cruelle ignorance, la rencontre fortuite chez un libraire indépendant d’un théoricien italien de la destitution, Marcello Tari, et d’une jeune mexicaine du Conseil nocturne ne sera pas de trop.
Il se pourrait qu’à cette occasion l’humanité des métropoles, qui s’est crue la plus précieuse parce que la plus fragile, la plus parfaite parce que la plus sophistiquée, s’avise que non contente d’être finie, elle a en outre fini par se rendre haïssable.

Marcello Tari vient de publier aux éditions Divergences, Il n’y a pas de révolution malheureuse et Le Conseil nocturne, Habiter contre la métropole.

 

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Nadia Porcar / Capital sympathie des papillons / Rencontre

Mercredi 22 mai à 19h, rencontre avec Nadia Porca animée par Philippe Adam.

« Philippe Adam* m’a fait découvrir Fabienne Yvert et qu’on pouvait rire de tout. C’est pourquoi je lui ai demandé d’être là, d’animer cette rencontre, de choisir pour moi les textes à lire. Le capital sympathie des papillons est un livre en forme de papillon. Au cœur du texte, le corps du papillon et de part et d’autre, ses ailes. »
Nadia Porcar*

 

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Ce petit livre rouge s’est longtemps fait écraser par des piles de libraire toujours plus grosses, mais il n’est jamais trop tard. Ça chamboule et tourneboule, c’est gracieux, intolérable.
Un récit d’enfance fragmentaire, discret, comme des petits instantanés des années 70 : tonton Georges, tata Mireille, le PMU, Nounou, le Loume, le bac à sable, les cuisines en formica, les gitanes maïs, les vacances, la cruauté des cours de récré, le plaisir d’être malade à la maison, la grenadine, et là dans tout ça, une enfance crue et désarmante où les adultes ne veulent pas voir.
Aurélie Garreau

*Philippe Adam : auteur trop rare qui a beaucoup publié chez « Verticales ». Entre autres délices, Les impudiques (2015), Jour de chance (2011), Les centenaires (2010), Ton petit manège (2008) – prix Renaissance de la nouvelle, Canal Tamagawa (2005)… Ah, Canal Tamagawa ! Mais aussi chez d’autres éditeurs : je vous conseille (presque) au hasard Le syndrome de Paris, édité en 2005 par Inventaire/Invention.

*Nadia Porcar : Mon premier vrai livre, c’est Tatami pop (Pierre Mainard, 2004). Ai ensuite publié plusieurs titres jeunesse en tant qu’auteure et traductrice. Par ailleurs, co-auteure (deux amies et moi sommes réunies sous le pseudonyme d’Elena Janvier) de Au Japon ceux qui s’aiment ne disent pas je t’aime (Arléa, 2011) et Ce que tout le monde sait et que je ne sais pas (Arléa, 2013). Et enfin, vanité vanité tout n’est que vanité, ne suis pas peu fière d’avoir participé à l’aventure de Jean-Philippe Toussaint : L’île des anamorphoses (http://www.jptoussaint.com/borges-projet.html)

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Paul d’Orlando / Bonne fête maman / Biscotto éditions / Rencontre

Dimanche 19 mai à 17h

bonnefeteUne comète qui s’écrase, un dragon mou qui en sort, une famille qui pète, de drôles de créatures qui font caca et des fleurs qui poussent… Voilà un résumé de Bonne fête maman ! qui ne s’embarrasse pas des codes de politesse. Tant qu’on est à plusieurs pour en rigoler, tout se passera bien?! Bonne fête maman ! est un livre tout-carton décalé et délirant qui raconte une fable absurde autour d’une comète mystérieuse. Lorsqu’elle tombe, elle provoque d’étranges réactions… Un album léger qui fera rigoler toute la famille !

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Brice Bonfanti / Chants d’utopie 2ème cycle / Lancement

Vendredi 17 mai à 19h, rencontre avec Brice Bonfanti, la soirée de lancement sera animée par Marine Riguet

chant

Réunis en neuf chants, trois livres en un nous mènent à de nouvelles épopées où, selon son principe habituel mêlant utopiquement l’historique au mythique, Brice Bonfanti tente à imaginer l’issue, toujours insensée quand bien même mise à distance de ses aberrations et de ses contradictions, d’un univers neuf : « L’œuf », éternellement en quête de l’inédit d’un monde nouveau dans lequel chimère, politique, religion, biologie et physique au parfum d’utopie se côtoient. Des lieux et des figures tirées de notre histoire se révèlent au travers de croisements et de situations dans nombre de pays de notre planète. Neuf chants où l’auteur s’empare de l’espérance d’un temps retrouvé consacré à la recherche de la création d’un monde, autre.

« Maintenir le qui-vive qui pousse la vie à toujours plus de vie, qui la pousse à se faire une vie vivifère, une vie qui fait vie, fait la vie, fait d’autres vies, fait l’outrevie. Maintenir le qui-vive qui avive la Commune, sa solidarité et sa solidité, qui soude l’assemblée, et l’assemblée des assemblées, communauté des communautés,
toutes soudées par un commun œuvrer divers, mais aussi par cette ombre assumée du loisir qui rappelle le mal sans lequel croulerait dans le vide confort – puis la mort – la vie. »
Chant XIX, 12

Brice Bonfanti est poète-œuvrier. Né Frigau en 1978, Avignon. Sept ans conservateur des manuscrits de Stendhal à Grenoble. Depuis l’an 2000 à Milan, écrit en premier lieu l’un après l’autre des Chants d’utopie, et les dit, psalmodie, en public. Un chapitre par Chant est audible sur son site : www.bricebonfanti.com. Les Chants d’utopie sont publiés aux éditions Sens & Tonka, par cycles de neuf Chants. Neuf cycles ont été annoncés. Collabore aux revues Catastrophes, Lundi Matin, Nunc, Phoenix, L’Intranquille, Sarrazine, Recours au poème, La Revue des Archers, Philos (Brésil), Atelier (Italie)…

Marine Riguet est docteure en littérature française et chercheuse en humanités numériques au Labex OBVIL (Sorbonne Université). Auteure de textes en prose et en vers, elle pratique également la littérature multimédia.

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